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L’ère de la technologie : composer avec les dilemmes en matière des soins de santé

Article de Sandra Kary publié dans lePrairie Messengerle 25 janvier 2012.

En matière de soins de santé, la technologie modern nous offre des choix qui nous imposent des décisions médicales qui nous préférerions éviter.

On se rappelle, n’est-ce pas, de la première fois que l’on avait entendu parler des la transplantation des organes humaines? Il s’agissait de la technologie médicale de pointe, capable de sauver des vies et d’assurer une plus grande longévité. Mais que de questions ces mêmes actes médicaux nous imposaient!

De ces avancements en médicine est sortie un nouveau champ d’étude et de recherche – la bioéthique (bios = vie; ethos = comportement), un néologisme inventé dans les années 1970 pour définir une discipline qui traitait à la fois des dilemmes et des situations controversées.

Depuis 40 ans, le nombre de dilemmes médicaux n’a cessé d’augmenter. Par exemple, que pensez-vous des technologies de la reproduction humaines telle la fécondation in vitro, le génie génétique, la recherche avec des cellules souches, les soins avancés en réanimation, l’aide médicale au suicide ou l’euthanasie? De fait, il n’y a pas longtemps, on questionnait l’étendu de la grippe avienne et la disponibilité d’un vaccin approprié, question qui avait obligé plusieurs de nos régies de santé à revoir leurs politiques et protocoles en matière de la planification en cas de pandémique.  

Ultimement, il faut se demander, « Qui a le droit de commenter ces questions, et sous quelle forme? » C’est un dilemme supplémentaire soulevé par l’éthicienne Joy Mendel de l’Hôpital St-Paul de Saskatoon. Quelles sont les paramètres qui guideront des discussions sur des situations si complexes et importantes?

Mme Mendel indique que son travail comme éthicienne ne veut pas dire qu’elle prenne des décisions finales. Plutôt, elle cherche à articuler tout ce qui être impliqué dans de telles décision et revendiquer une prise de décision informée. Quelques unes de ces options sont les choix éclairé des interventions médicales disponibles, le rôle essentiel de l’individu impliqué, la prise de décision par un ou une mandataire dans le cas d’incapacité de la ou du malade, la présentation des politiques et valeurs de l’institution ou de la régionale de santé ainsi que les normes et le code d’éthique des professionnels de la santé, les lois et règlements provinciaux et fédéraux et les principes de l’Église à cet égard.

L’essence même du travail d’un éthicien ou une éthicienne ou d’un comité d’éthique comprend alors l’aide offerte au ou à la malade à comprendre la complexité de la technologie à son service, de faire le lien entre les relations qui sont en jeu, à promouvoir les politiques inhérentes au choix à faire et de revendiquer les droits de l’individu au centre de la situation.

De plus, à l’égard du domaine de l’éthique médicale, il existe un point de vue catholique ou chrétien. Cette « lentille » privilégiée servira de guide dans la complexité de la prise de décision médicale. Dans sonGuide éthique de la santé(©2000) l’Alliance catholique canadienne de la santépropose que toute personne engagée dans le ministère des soins auprès des personnes malades et souffrantes dans les institutions canadiennes et qui, par le fait même, croit dans le pouvoir guérisseur du Christ, le fait en fonction de deux principes fondamentaux; à savoir, revendiquer la dignité de la personne et comprendre le lien essentiel entre toutes les êtres humains. 

Quoique très larges, ces deux concepts sont à la base des soins offerts avec compassion – chaque personne a une valeur intrinsèque et, êtres sociaux que nous sommes, nous avons besoin de relations interpersonnelles et une communauté pour nous protéger et nous aider à nous épanouir. Ces valeurs ouvrent la voie à la gestion de nos ressources de façon consciencieuse et créative, de faire respecter la liberté humaines tout en veillant au bien commun et de promouvoir un traitement de faveur pour les pauvres et les marginalisés de la société.

Comment alors respecter ces valeurs humaines fondamentales dans le cadre d’une santé souvent appuyée artificiellement par la technologie modern? 

Comment trouver des paramètres utiles dans ce vaste domaine complexe de la bioéthique catholique? C’est difficile, mais les six principes moraux (représentés ci-dessous de façon brève et simpliste) peuvent peut-être aider :

Totalité et intégrité – toutes les parties de notre corps sont précieuses et doivent être développées et utilisées afin de préserver notre dignité comme personne. Elles ne doivent pas être sacrifiées sauf pour sauvegarder ou améliorer le fonctionnement de tout notre corps (par exemple, une amputation afin de sauver la vie).

Action à double effet – Si une action comprend à la fois un effet positif et négatif, on accepte l’effet négatif en raison du bénéfice obtenu (par exemple, ouvrir le corps d’une personne dans le but d’effectuer une chirurgie nécessaire).

Coopération – les professionnels de la santé ne doivent pas collaborer dans le but de commettre un acte immoral.

Le principe de subsidiarité – les meilleurs décisions médicales sont prises en consultation avec celui ou celle qui est affecté par la décision en question. Ceci donne une voix à la personne impliquée.

Une prise de décision libre et informée – la personne qui reçoit les soins médicaux doit aussi être celle qui prendrait les décisions. Aucune intervention ou service devrait être prodigué sans le consentement du patient ou de la patiente.

La confidentialité – Ceux et celles qui reçoivent des soins doivent être traités avec confiance, honnêteté et respect de la confidentialité.

Le cœur même du ministère catholique en matière de soins de santé se trouve dans nos principes éthiques et dans notre volonté de venir en aide aux personnes malades et souffrantes. Il est évident que la prestation des soins de santé dans nos institutions est ancrée dans nos valeurs et principes catholiques qui reflètent les temps dans lesquels nous vivons ainsi que la technologie médicale que nous avons créée. Du début à la vie de la vie, sans ces principes pour nous guider, nous ferons certainement fausse route.

Avez-vous déjà songé ce que serait le monde sans des soins de santé basés sur des croyances catholiques ou même sans un fondement solide en valeurs chrétiennes? En matière de santé et de la fin de vie, on parle de vrais drames humains. On les voit tous les jours dans nos romans, à la télévision, au cinéma où on est témoin de la pente glissante des dilemmes éthiques. 

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